Quelles peines risque-t-on lorsqu'un employé d'une assurance indemnités journalières envoie des dossiers, y compris des données sensibles, à une mauvaise personne ?
14 mars 2025
Droit pénal
En tant qu'employé d'une assurance indemnité journalière, envoyer des données sensibles à une mauvaise personne peut entraîner diverses conséquences juridiques.
Premièrement, il existe une obligation pour l'employé d'exécuter soigneusement le travail qui lui est attribué et de préserver les intérêts légitimes de l'employeur de bonne foi (art. 321a al. 1 CO). Cela inclut également l'obligation de discrétion et la protection des secrets commerciaux, même après la fin de la relation de travail (art. 321a al. 4 CO).
La transmission non autorisée de données sensibles constitue une violation du secret professionnel, laquelle est punissable selon l'art. 321 CP. Les membres du clergé, les avocats, les défenseurs et d'autres professions tenues au secret sont, sur demande, punis d'une peine privative de liberté allant jusqu'à trois ans ou d'une amende (art. 321 al. 1 CP).
En outre, il dépend de savoir si l'acte a été commis intentionnellement ou par négligence. La violation du secret professionnel par négligence est également punissable si la prudence nécessaire n'a pas été observée (art. 12 al. 3 CP).
Outre les conséquences pénales, une responsabilité civile pour le dommage causé peut également être envisagée. L'employé est responsable du dommage qu'il cause intentionnellement ou par négligence à l'employeur (art. 321e al. 1 CO).
Il existe également des obligations concernant la notification d'une violation de la sécurité des données. La notification doit inclure la nature de la violation, le moment et la durée, les catégories et le nombre de données personnelles et de personnes concernées, ainsi que les mesures prises (art. 15 al. 1 OLPD).
Dans une affaire où un employé a violé à plusieurs reprises le secret professionnel, le tribunal a reconnu une peine de 180 jours avec une amende de 60 CHF par jour, ce qui démontre que des sanctions sévères peuvent également être imposées (6B_357/2022).
En résumé, l'employé s'attend à des conséquences pénales et civiles, y compris des peines de prison ou des amendes éventuelles ainsi qu'une responsabilité pour le dommage causé. Cela dépend des circonstances précises et de la faute de l'employé.
Quellen