Existe-t-il des corps étrangers qui ont été acceptés ou rejetés comme accidents selon la LAA ?
14 mars 2025
Droit de la responsabilité et des assurances
Dans la loi suisse sur l'assurance-accidents (LAA), plusieurs considérations et jugements traitent de la reconnaissance des atteintes à la santé en tant qu'accident. Cette distinction est importante car elle détermine si l'assurance doit intervenir dans le cadre de la LAA ou non.
Selon l'art. 6 al. 1 LAA, les prestations d'assurance sont accordées tant en cas d'accidents professionnels que d'accidents non professionnels et de maladies professionnelles (art. 6 al. 1 LAA).
En particulier pour les atteintes corporelles, il est important selon l'art. 6 al. 2 LAA que celles-ci ne soient pas majoritairement dues à l'usure ou à une maladie. Les atteintes reconnues incluent entre autres les fractures osseuses, les luxations d'articulations, les déchirures du ménisque, les déchirures musculaires, les élongations musculaires, les déchirures de tendons, les lésions ligamentaires et les lésions du tympan (art. 6 al. 2 LAA).
Dans la jurisprudence, la présomption d'obligation de prestation selon l'art. 6 al. 2 LAA est également statuée. Cela signifie que l'assureur accidents est en principe tenu de verser les prestations en cas de diagnostic sur la liste, à moins qu'il ne prouve que l'atteinte corporelle est principalement due à l'usure ou à une maladie (UV 2023/31).
Concernant les corps étrangers, des considérations existent également. Ainsi, l'art. 9 OAA clarifie que les dommages non accidentels aux biens, qui ont été implantés en raison d'une maladie et remplacent une partie du corps ou une fonction corporelle, ne constituent pas une atteinte corporelle au sens de la LAA (art. 9 OAA).
Les tribunaux ont appliqué ce principe dans divers cas, confirmant que la preuve d'une cause principalement due à l'usure ou à une maladie peut entraîner le refus de l'obligation de prestation (UV 2023/75).
Un exemple concret traité par la jurisprudence est celui de la rupture du tendon d'Achille lors du port de skis ou d'une succession de sauts à la corde, reconnus comme atteintes corporelles analogues à un accident, pour autant qu'elles ne soient pas principalement dues à l'usure ou à une maladie (koordination.ch/de/online-handbuch/uvg/uks/uks-ab-01012017 5).
J'espère que ces explications vous aideront à catégoriser et évaluer les corps étrangers en relation avec l'assurance-accidents selon la LAA. Si vous avez des cas spécifiques, une étude plus approfondie pourrait être productive.
Quellen